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Une nouvelle édition française grand format est prévue
aux éditions de l'Olivier courant 2007.
Brian a enfin trouvé sa voix : il est jardinier aux Plantes adoptives,
une boutique qu’il a monté avec Mickael. Celui-ci est désormais
séropositif, et milite au sein du mouvement homosexuel virulent
Act Up. Il vit désormais avec Thack dan une petite maison sur une
colline de San Francisco.
Mary-Ann, quant à elle, est dévorée de plus belle
par son ambition. C’est alors que revient Burke Andrew, un de ses
anciens petits amis, pou lui proposer un poste de présentatrice
sur un nouveau talk-show à l’échelle nationale. Elle
doit pour cela quitter la vielle pour New York, et faire le choix entre
poursuivre sa carrière et abandonner mari et enfant, ou rester
et abandonner son rêve. Elle demande pour cela l’aide de Mickael,
et l’entraîne de dîners mondains en cocktails chics,
ce qui n’est guère de son goût et l’éloigne
peu à peu d’elle. Elle décidera finalement de tout
quitter et de partir pour New York.
Madame Madrigal et sa fille Mona décident de partir en voyage en
Grèce sur l’île de Lesbos, berceau mythique des anciennes
déesses devenues le symbole de l’homosexualité féminine.
Ce voyage leur permettra de se retrouver et surtout à Madame Madrigal
de trouver l’amour dans les bras d’un artiste grec. Mais celle-ci
ne peut quitter ses « enfants » et revient tout de même
vire au 28, Barbary Lane.
Cet épisode clôt les Chroniques, chaque personnage a aboutit
à ses rêves. Brian est un bon père et a un travail
qu’il aime, Mickael a trouvé l’homme de sa vie, Mary-Ann
réussit sa carrière à New York, Madame Madrigal finit
sa vie au milieu de ses enfants adoptifs au 28, Barbary Lane. Cependant,
c’est la fin d’un cycle : les habitants de l’immeuble
ne sont plus les mêmes, les années quatre-vingt touchent
à leur fin.
Le sida est encore présent, et comme pour montrer qu’il n’épargne
personne, Mickael aussi est touché. Même si à la fin
du livre la lésion sur sa cheville n’est qu’un bouton,
elle laisse présager la mort inéluctable de Mickael. Le
choix de l’auteur de le laisser en vie à la fin du roman
montre une volonté de lutter contre la maladie, un espoir qui reste
vivace algré la fatalité.
Mary-Ann, personnage par lequel les Chroniques commencent, devient finalement
le personnage le moins sympathique pour le lecteur, du fait de son ambition
dévorante et de son peu de sens de la famille. D’abord présentée
au lecteur comme une jeune provinciale friande de nouvelles aventures,
elle s’en éloigne peu à peu pour devenir le stéréotype
d’un pur produit de la société américaine :
ambitieuse et opportuniste.
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