Armistead Maupin

Quand San Francisco s'allume,

San Francisco...

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< Bye-bye Barbary Lane >

 

Titre original : Sure of you
Edition originale : Armistead Maupin , 1990
Edition française : Passage du Marais, 1998
Edition poche : 10/18, collection Domaine étranger, août 2001

Une nouvelle édition française grand format est prévue aux éditions de l'Olivier courant 2007.

 

Edition originale Edition française Edition de poche

 

Brian a enfin trouvé sa voix : il est jardinier aux Plantes adoptives, une boutique qu’il a monté avec Mickael. Celui-ci est désormais séropositif, et milite au sein du mouvement homosexuel virulent Act Up. Il vit désormais avec Thack dan une petite maison sur une colline de San Francisco.
Mary-Ann, quant à elle, est dévorée de plus belle par son ambition. C’est alors que revient Burke Andrew, un de ses anciens petits amis, pou lui proposer un poste de présentatrice sur un nouveau talk-show à l’échelle nationale. Elle doit pour cela quitter la vielle pour New York, et faire le choix entre poursuivre sa carrière et abandonner mari et enfant, ou rester et abandonner son rêve. Elle demande pour cela l’aide de Mickael, et l’entraîne de dîners mondains en cocktails chics, ce qui n’est guère de son goût et l’éloigne peu à peu d’elle. Elle décidera finalement de tout quitter et de partir pour New York.
Madame Madrigal et sa fille Mona décident de partir en voyage en Grèce sur l’île de Lesbos, berceau mythique des anciennes déesses devenues le symbole de l’homosexualité féminine. Ce voyage leur permettra de se retrouver et surtout à Madame Madrigal de trouver l’amour dans les bras d’un artiste grec. Mais celle-ci ne peut quitter ses « enfants » et revient tout de même vire au 28, Barbary Lane.

Cet épisode clôt les Chroniques, chaque personnage a aboutit à ses rêves. Brian est un bon père et a un travail qu’il aime, Mickael a trouvé l’homme de sa vie, Mary-Ann réussit sa carrière à New York, Madame Madrigal finit sa vie au milieu de ses enfants adoptifs au 28, Barbary Lane. Cependant, c’est la fin d’un cycle : les habitants de l’immeuble ne sont plus les mêmes, les années quatre-vingt touchent à leur fin.
Le sida est encore présent, et comme pour montrer qu’il n’épargne personne, Mickael aussi est touché. Même si à la fin du livre la lésion sur sa cheville n’est qu’un bouton, elle laisse présager la mort inéluctable de Mickael. Le choix de l’auteur de le laisser en vie à la fin du roman montre une volonté de lutter contre la maladie, un espoir qui reste vivace algré la fatalité.
Mary-Ann, personnage par lequel les Chroniques commencent, devient finalement le personnage le moins sympathique pour le lecteur, du fait de son ambition dévorante et de son peu de sens de la famille. D’abord présentée au lecteur comme une jeune provinciale friande de nouvelles aventures, elle s’en éloigne peu à peu pour devenir le stéréotype d’un pur produit de la société américaine : ambitieuse et opportuniste.

 

 

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