Pont de San Francisco

Armistead Maupin

Quand San Francisco s'allume,

San Francisco...

L'auteur dans sa ville
Armistead Maupin

Les raisons d’aimer un auteur comme Armistead Maupin ne peuvent être que multiples. Au fil des pages, on en découvre sans cesse de nouvelles. Est-ce pour son sens de l’humour irrésistible ? Pour son œil critique qui se pose sans détour sur la société américaine ? Pour la passion sans limite qu’il voue à la ville de San Francisco ? Pour ses personnages qui nous ressemblent tant ? Pour sa part de lui-même qu’il laisse filtrer dans chacun de ses mots ?

C’est sans doute grâce à ce cocktail détonnant qu’Armistead Maupin a su conquérir un public aussi large. Les personnages de ses Chroniques de San Francisco nous entraînent à travers toute la société américaine, de la bourgeoisie au transsexuel, de la provinciale à la punkette, du prêtre au séducteur invétéré, toujours en faisant la part belle à l’homosexualité. En effet, à travers ses œuvres, Armsitead Maupin a su amener au grand public une vision de l’homosexualité qui ne soit ni caricaturale ni condescendante. La tolérance reste le leitmotiv de toute son œuvre.

 

De plus, on découvre à travers ses yeux émerveillés une ville sans cesse en mouvement, que l’on sent évoluer au fil des années. A la lecture de ses pages, on a l’impression de se promener dans Castro, on sent les marches en bois du 28, Barbary Lane sous nos pieds, on respire l’air enfumé des bars où ses personnages se perdent. Armistead Maupin nous entraîne dans une exploration passionnée de la ville de San Francisco, des bas-fonds aux quartiers les plus chics, en passant par le quartier gay.

Mais le plus troublant reste la part de lui-même que l’auteur livre dans chacun de ses romans. Tous ses personnages semblent être dotés d’un de ses traits de caractère, dans chaque situation résonne un fond de vécu. Avec Une voix dans la nuit, Armistead Maupin nous fait part de ses doutes au sujet de son talent d’écrivain, de ses craintes en ce qui concerne l’amour, et même de son regret de ne pas pouvoir être père. La sincérité avec laquelle il traite de son homosexualité donne une force et une vérité très vives à son récit. Cette part autobiographique lui permet d’éviter les clichés et les caricatures, même s’il utilise parfois ce procédé pour renforcer ses personnages.

 

San Francisco

Son sens de l’humour féroce et son langage familier, et même parfois grossier, font de lui un auteur accessible, à la portée du grand public. Les constructions narratives utilisées – à savoir les saynètes des Chroniques de San Francisco, les pages de journal intime de Maybe the moon et les courts chapitres d’Une voix dans la nuit – rendent la lecture extrêmement facile et l’écriture très légère.

Armistead Maupin entraîne le lecteur avec une facilité déconcertante dans le tourbillon des aventures de ses multiples personnages qui se cherchent, parfois se trouvent, puis reprennent leur quête insatiable de l’amour et de leur destin au fil des pages. Il recrée dans le cadre de la ville de San Francisco toute la société américaine et laisse ses héros évoluer en portant toujours un regard critique sur les différentes classes sociales dont il dresse le portrait.

 

 

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